Vincent Manil

Gaëtane et Vincent Manil font un peu figure de « Derniers des Mohicans », une des trois entreprises à produire du tabac subsistantes dans la vallée de la Semois. D’une tradition qui a vu le jour aux alentours de 1850, le tabac pour pipe de la Semois a connu son heure de gloire au début du XXème siècle. Il était alors sollicité dans le monde entier. Son déclin fût amorcé à partir de la deuxième guerre mondiale pour atteindre un seuil dangereusement bas au début des années 80, largement éclipsé par la cigarette. Et pourtant, son arôme si particulier, les faibles chances de réussite de la culture dans une telle région, lui ont donné un caractère unique, remarqué par de nombreux amateurs. Gaëtane et Vincent ont même récemment fait l’objet d’un article de 3 pages dans le New York Times. Tandis que Vincent humidifie, découpe, torréfie son tabac tel qu’il y a un demi-siècle et avec les mêmes machines qu’à l’époque, son épouse Gaëtane s’occupe de la vente et de la tenue du Musée du Tabac, intégré à leur entreprise.