Véronique Merville et Pascal Cherain

D’une passion pour « l’or rouge » déclenchée par une émission télévisée, Pascal et Véronique ont suivi plusieurs stages et formations en Alsace, avant d’ouvrir leur safranière et de procéder à leur première récolte en 2009, conférant au Safran Gaumais la primauté de ce type de culture en Belgique. À partir du mois d’octobre, les précieuses fleurs de crocus sativus sont cueillies à la main, opération qui peut prendre jusqu’à 6 semaines. Ensuite, Pascal et Véronique procèdent à l’émondage, c’est à dire à la séparation des stigmates (le safran frais) de la fleur. Enfin, le séchage peut commencer, soit un mois de repos des filaments à l’abri de la lumière. Ces multiples opérations manuelles permettent de préserver les qualités organoleptiques du produit et de satisfaire bon nombre d’amateurs et professionnels de cuisine. Ne se limitant pas à la seule commercialisation des stigmates, le Safran Gaumais a également développé toute une gamme de produits dérivés qui lui a valu d’être lauréat du prix de l’Innovation en 2011 et en 2015.